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sabato 19 maggio 2012

GLNF : pas très rose, la réception du Grand Maître à Toulouse


LE 16 MAI 2012 17H51 | PAR FRANÇOIS KOCH

Peut-on parler de fiasco ? Le 4 mai 2012, Le Grand Maître de la GLNF (Grande Loge Nationale Française) François Stifani a planché devant les frères de 4 provinces : Septimanie, Albi Quercy-Rouergue et Guyenne et Gascogne. Selon le Myosotis du Dauphiné-Savoie, sur 800 frères invités, seuls 71 sont venus donc 44 officiers provinciaux. Le Grand Maître en a-t-il été irrité ? Toujours est-il qu’il a vertement tancé un participants l’appelant « Mon Frère« , intimant à l’imprudent de l’appeler « Très Respectable Frère« , toujours selon le Blog dissident, proche de Jean Murat.


Un compte-rendu officiel a été diffusé : il n’évoque pas le nombre de participants. Un première partie rend compte de l’intervention du Grand Maître. François Stifani s’est plaint de « détestables rumeurs infondées« , conseillant à ceux qui refuse de se soumettre de se démettre : « Si l’on n’est pas dans cette dynamique, alors il faut partir et « tenter sa chance » ailleurs. » Il accuse les opposants de ne pas avoir les qualités requises pour être frère.

Plus intéressant, on perçoit dans les propos du Grand Maître une auto-critique (sans doute basée sur le principe de réalité de la fonte des effectifs) : il reconnaît une « croissance trop importante« , une « croissance mal accompagnée« … et « qu’il fallait freiner pour stabiliser« . Pour un coup de frein, c’est un coup de frein.

François Stifani s’est livré au jeu des questions-réponses. En voici 3.
- Question : « Malgré toutes les attaques ignominieuses que vous avez subies, pourquoi voulez-vous continuer à servir la G.L.N.F. et vos Frères ? »
- Réponse du G.M. : « C’est vrai qu’après les résultats sans tache des différents audits, j’aurais pu partir, mais je n’ai pas trouvé les conditions nécessaires pour laisser la Maison dans de bonnes mains et partir la tête haute. Et puis, partir aurait été confortable pour moi, mais aurait donné du crédit aux allégations des comploteurs. J’ai surtout compris que c’était les fondements de cette grande Maison qui étaient menacés. J’ai compris que je n’étais que le prétexte. Depuis que j’ai accepté cette charge, mon devoir a été de maintenir les fondements de notre Obédience, des fondements voulus et mis en place il y a une centaine d’années par les fondateurs. Ce sont ces différentes raisons qui m’ont incité à rester pour redresser. »
- Question : « Lors du S.G.C. vous avez été élu sans contestation possible, qu’en est-il de la ratification des Loges prévue le 23 juin ? »
- Réponse du G.M. : « Cette ratification ne devrait pas avoir lieu le 23 juin. En effet, cette ratification n’est pas un acte civil, c’est un acte maçonnique, en fait, ce n’est pas une élection, c’est un plébiscite. C’est un vote par oui ou par non sur la confiance accordée au candidat élu par le S.G.C. et que ce dernier présente ensuite aux Loges réunies en Tenue de Grande Loge en décembre. A la G.L.N.F., une fois les candidatures exprimées, toutes les décisions se prennent à la majorité relative. Le vote doit être un plébiscite, car, tant les V.M. que le G.M. ce sont des candidats d’abord choisis – c’est un choix de convergence. A la G.L.N.F., tous les votes sont plébiscitaires, sauf le vote à boules. Il faut respecter les Constitutions de l’Ordre. En outre, la comptabilité de 2010/2011 n’a pas encore été approuvée, ce qui rend cette réunion tout à fait aléatoire et irrégulière suivant nos usages et règlements.»
- Question : « Quel est le vrai du faux concernant une lettre que vous auriez écrite au Président Sarkozy ? »
- Réponse du G.M. : « Cette lettre mon Frère est un faux. J’ai d’ailleurs porté plainte pour faux et usage de faux et j’ai rencontré le Secrétaire de l’Élysée pour l’informer de cette manipulation qui avait pour objet de me discréditer. Il y a deux conceptions de la Maçonnerie : 1- L’Ordre offre tous les outils pour pratiquer son travail sur soi. 2- L’Ordre devient un outil politique. Nous ne sommes pas le G.O. Pas de politique dans notre Obédience. »
- Question : « Où en sommes-nous sur le chemin semé d’embuches de la Régularité et de la Reconnaissance internationale ? »

PRECISION : Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire dans L’Express fin novembre 2010, et de le confirmer, le courrier à Nicolas Sarkozy daté 19 janvier 2009 n’a rien d’un faux. Lorsque j’en ai eu la confirmation officielle (que le courrier du Grand Maître était bien arrivé au Président de la République et que ce dernier lui avait répondu), L’Elysée ne m’a absolument pas signalé que François Stifani s’était plaint d’un faux, alors que le courrier de Nicolas Sarkozy répond explicitement à une missive de François Stifani. D’autre part, j’ai des témoignages concordants selon lesquels le courrier a été rédigé par l’entourage du GM, agissant sur ordre. Enfin, François Stifani évoque une plainte pour faux et usage de faux. Ce n’est pas une preuve que c’est un faux. On aimerait surtout savoir où précisément en est cette procédure judiciaire… vieille d’un an et demi.

(Tratto da: La Lumière)